Les Royaumes Oubliés - Une vision du passé

De sombres pas vers de sombres décisions

Session 5

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Le serviteur sort alors de la pièce d’où les hurlements sont sortis et par maladresse il renverse son plateau et commence à ramasser les coupes et plateaux s’y trouvant quelques secondes plus tôt donnant alors à nos aventuriers l’occasion d’user de magie et de se changer en simple servantes. Le domestique relève alors la tête et prend conscience de leur présence. A son tour il commence à hurler sur ces deux servantes n’ayant rien à faire à cet étage et les somme de retourner aux cuisines.
Puis d’un pas décidé et le visage empourpré l’homme commence à redescendre à l’étage plus bas mais se ravive vite lorsqu’il se rend compte que les deux femmes ne le suivent pas. Remontant alors il continue à leur crier dessus leur sommant de le suivre.

De là débute un jeu quelque peu étrange.

Restant muettes les deux servantes commence à lui faire des signes étranges de la main, comme pour lui incliner de les suivre. Perplexe, l’homme s’avance et leur demande si tout va bien, puis se rend compte qu’une des servantes sort alors une dague de sa manche comme par magie. Calmement les deux servantes lui demande alors de le suivre et tout trois s’engouffre dans une des chambres annexes.

A la plus grande stupeur de l’homme les deux servantes se transforme sous ces yeux en une elfe et un halfeling le menaçant d’une dague. Le serviteur commence clairement à prendre peur. Le petit homme commence à prendre la parole et interroge le serviteur sur la présence des mercenaires sembians, sur la famille manquante du baron et sur potentiels faits étranges qui se seraient passé ici.

Paniqué et au bord de l’infarctus, l’homme leur dit que bien qu’il n’aime pas les mercenaires, qui sont de parfaits soudards, il doit malgré tout reconnaître que les choses sont beaucoup plus calmes dans la région depuis qu’ils sont arrivés bien que selon les rumeurs les choses soient différentes plus au sud. Puis l’halfeling commence à menacer plus ouvertement sur ce qu’il pourrait lui arriver s’il venait à parler de leur rencontre et de leur discussion. Ce dernier, aux bords des larmes, jure sur les grands dieux que jamais il ne parlera.

Les deux aventuriers le laissent alors non sans lui ayant donné quelque argent en compensation.

Pendant ce temps là…

Tant dis que nos deux héros se trouvent dans les appartements du baron, Torion le paladin et Tarzog le demi-orc décident de trouver le fameux chef des mercenaires qu’ils n’ont vu jusqu’ici que de loin. Ils se rapprochent donc de la partie de la cour réservée aux sembians et découvrent un petit groupe des leurs debout et en cercle d’où s’échappent une grande clameur et agitation. Les deux héros distinguent clairement le dénommé Cyric au centre et le chef des mercenaires parmi les rangs.

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Bergame



Visiblement Cyric s’agite beaucoup et à leur arrivée ils découvrent ce dernier en train de malmener un des gardes du baron. L’homme est à terre, le visage et la bouche dans plusieurs centimètre de boue et Cyric appuie de toute ses forces pour le contraindre à rester immergé dans la gadoue. Le visage de l’homme est tuméfié de coups et il peine à respirer.

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Cyric



Les deux aventuriers sont choqués par la scène, mais le grand nombre d’individus présents les contraint à rester sur la réserve. Ils entament alors une discussion avec le chef des mercenaire, un certain Bergame. Il a une voix profonde et caverneuse, celle d’un homme qui a l’habitude d’être entendu et obéit. Ce dernier leur explique que l’homme à terre a été surpris en train de dormir pendant un de ses tours de garde et qu’il mérite ce qui lui arrive. Le demi-elfe et le demi-orc sont au bord de la rupture, le combat se fait sentir. Il essaye de résonner le chef des mercenaires devant tant de bestialité. Toujours calme et posé, il leur explique que cet homme a manqué à son devoir et par sa bêtise a mis en danger l’ensemble des vies ici présentes. Il a un argumentaire très résonné et il difficile de ne pas reconnaître les torts de l’individu. Mais le traitement semble disproportionné. Cyric a toujours son pied fermement ancré sur la mâchoire de l’homme qui est au bord de l’asphyxie. Les deux aventuriers se regardent alors une dernière fois d’un air entendu sur leur prochaine intervention et commence à déplacer la main vers la garde de leur arme respective. Leur mouvement est alors arrêté par l’arrivée impromptue d’une jeune fille fondant discrètement les rangs des mercenaires. Elle semble assez mal à l’aise parmi les guerriers et avance doucement vers Cyric et sa victime. Elle pose alors une main sur l’épaule de Cyric et lui demande calmement d’arrêter même si elle n’arrive que difficilement à cacher une pointe de peur et d’appréhension dans sa voix. Cyric se tourne alors vers Bergame, le chef, qui après quelques secondes de réflexion dit au bourreau de relâcher sa victime et les soudards emportent l’homme dans un coin de la cour, accompagné par la jeune fille.

Qui peut être cette jeune femme d’à peine une quinzaine d’années parmi ces mercenaires ?

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Moiraine



Comme si tout cela n’était qu’un « non-événement » Bergame entame alors la discussion avec les deux personnages. S’en suit alors une discussion sur le traitement de l’homme mais Bergame reste convaincu que son attitude envers l’intolérable légèreté de cet homme envers son devoir devait être punie et faire un exemple pour tout la soldatesque. L’homme a un discours construit et ne donne pas l’air d’être une brute assoiffée de sang. Les aventuriers reviennent par la suite sur la véritable raison de leur venue, c’est à dire rencontrer enfin le baron qui se fait absent. Bergame leur fait savoir que ce délai est causé par deux facteurs. Le premier est que le Baron Martel n’est plus le même depuis la disparition de sa fille et de sa femme voilà deux mois lors d’un de leur déplacement vers la capital. Leur corps et ceux de leurs gardes ont été trouvé à une journée de cheval d’ici après avoir passé plusieurs jours dans la nature. De toutes évidences ils ont été la cible de brigand et non d’animaux. Ceci à profondément perturbé le châtelain qui a du enterré sa femme et sa fille dont le visage avait été dévoré par des charognards.

Le deuxième obstacle à leur entrevue avec le Baron est l’ancien aide de camp de celui-ci, Clétor, qui justement voyant son viel ami diminué refuse que des étrangers s’entretiennent avec lui. Malgré cela, Bergame est prêt a aider les aventuriers et leur propose de rencontrer le baron par son entremise. Cet homme serait-il si mauvais que cela ?

Quelques minutes plus tard, Bergame revient les voir et leur dit qu’il va rendre visite au Baron et s’ils le désirent ils peuvent le suivre. Nos héros se rendent donc dans les appartements du Baron.

En arrivant dans les appartements du châtelain ceux-ci sont saisit par une odeur d’urine et de vieille vinasse. La chambre est richement décorée. Derrière un large secrétaire en bois, se dresse le baron. Clairement il ne s’est pas lavé depuis plusieurs jours, les rideaux de la chambre sont tirés et seuls quelques bougies éclairent la chambre. Il y a quelque chose de malsain.

Le baron semble très confus et au bord de la folie, il n’arrête pas de consulter de vielles cartes qui se trouvent sur son secrétaire et à parler de la mort de sa femme et de sa fille. Comme quoi tout serait de sa faute, qu’il n’aurait jamais du les laisser partir seule. Le dialogue avec le baron semble très difficile. Bergame explique donc calmement aux personnages que le Baron est dans cet état depuis plusieurs semaines et que de son côté il ne fait que ce que pour quoi il a été engagé. Protégé le château de Val Bruyère et ses environs. Il a un contrat avec le baron et compte bien le mener à terme.

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Baron Martel

Puis nos personnages s’en vont

Torion et Tarzog s’apprête donc à retourner à leur baraquement lorsque Pélévan vient à leur encontre. Il désire savoir si les aventuriers vont se joindre à leur escorte pour la patrouille de demain, il attend le retour des éclaireurs dans la soirée. Rapidement la discussion bascule sur le traitement de l’homme par Cyric et Bergame. Pélévan, non plus, ne semble absolument pas choqué de la situation, il semble même prendre un certain plaisir à la gêne du paladin. Ce dernier le pousse un peu pour connaître son rôle exacte au sein de la compagnie de mercenaire. Il leur répond tout naturellement qu’il est le gardien des âmes des membres de la compagnie en tant que suivant et prêtre du dieu des conflits, le Seigneur Baine.

La sentence tombe ! L’homme ne pouvait passer à côté des symboles religieux que porte le paladin de Lathander, depuis le début il savait très bien à qui il avait à faire. Le prêtre de Baine semble se délecter de la situation. Un serviteur de Lathander en ces murs, venu demander de l’aide dans un château rempli de Bainites. D’ailleurs le prêtre de Baine interroge « naïvement » le paladin sur la présence de l’homme estropié qui les accompagne, pourquoi ne pas avoir abrégé ces souffrances sa présence dorénavant il est un poids pour tout le monde sans ses deux jambes. Torion s’empourpre et lui jure qu’il prendra en charge les besoins de cet homme et que les mercenaires n’ont pas besoin de s’inquiéter de son sort.

La conversation s’arrête là. Torion se doit de mettre ses compagnons au courant de cela, leur vie est en danger.

L’ensemble de l’équipée se retrouve à nouveau réunie au sein de leur baraquement, Olaf l’estropié y comprit. Torion annonce à ses compagnons que les mercenaires sont des suivants du dieu Baine. A part de le prêtre d’Ilmater leur autre ne semble pas bien connaître ce dieu. Torion leur explique que le dieu Baine est le dieu de la tyrannie, du mal et des conflits. Il ne semble pas très actif au sein du Cormyr mais au nord du Cormanthor, la région d’origine des deux elfes, se trouve une zone appelée « la mer des dragons » ou Mer de Lune où ce dieu cruel est vénéré. Les elfes de Myth Drannor ont eu par le passé plusieurs problèmes avec des suivants de ce dieu. Semble t’il le Cormyr est pour l’heure épargné par cette menace mais les terres de la Sembie à l’Est n’en sont pas exempts. Cela ne présage rien de bon, cette fameuse mission de reconnaissance du lendemain est assurément un piège, leurs vies est en danger.

Nos personnages en plein conciliabule essayent donc d’échafauder un plan lorsque l’ont vient tambouriner à leur porte. Un homme hurle et frappe sur la porte, les sommant de sortir de suite. Cet homme n’est autre que Clétor, l’aide de camp du Baron. Derrière lui une dizaine de gardes historiques du château et au dernier plan, le serviteur que le halfeling et l’elfe ont menacé quelques minutes plus tôt. L’homme semble toujours sous le choc de sa rencontre. Clétor semble passablement énervé et désire tirer au clair la situation. Le serviteur les accuse de l’avoir menacé et essayé de lui soutirer des informations sur le baron, d’après lui ils en veulent à la vie même du châtelain. Pour preuve, ils ont même essayé d’acheter sa loyauté tendant la faible somme d’argent que les aventuriers lui avaient obligé à prendre.

Fort d’un aplomb et d’un bagou hors norme, Fridolin le halfeling, nie en bloc et commence à essayer de retourner la situation à son avantage. Il n’a jamais menacé cet homme et il presque assuré que c’est cet homme qui lui a volé cet argent, qu’il lui manque d’ailleurs. Il le traite de voleur, de menteur et demande réparation. Devant ces explications commence tout d’abord par s’énerver devant l’ineptie de la situation, comment un serviteur aurait pu faire tout cela. Puis Clétor commence à se montrer de plus en plus confus devant les propos du halfeling, le vieil homme ne semble plus avoir toutes ses capacités en vieillissant.

C’est à ce moment là que Pélévan et Cyric attirés par le bruit arrivent sur la scène. Pélévan commence à reprendre la discussion en cours et à la surprise générale va dans le sens du halfeling. Si effectivement ce serviteur est un voleur il doit être puni. Face à ces deux partis, Clétor semble ne plus être maître de la situation et le vieux guerrier s’embrouille et se fait de plus en plus confus.

De leur côté le Paladin et le demi-orc ignorant tout de la situation ne peuvent que supporter leurs compagnons, accusé à tort. Noré la mage elfe, elle présente au moment des faits, va elle aussi dans le sens du halfeling du bout des lèves.

Le serviteur semble perdre pied devant la situation, lui qui venait pour aider son baron se voit accuser de vol et de forfaiture. Il prend peur et se décompose sur place.

De son côté Pélévan appuie à nouveau les propos du halfeling et commence à avancer le fait que le serviteur devra être puni. Le serviteur ne connaît que trop bien le genre de traitement que Pélévan fait subir, la terreur l’envahie.

Une ombre commence à peser sur la scène.

Prit de panique le serviteur se met à fuir. Pélévan esquisse un sourire et commence à huler « Un archer ! ». Cyric sort alors son arc et commence à bander la corde. Pélévan poursuit dans sa lancée « En joue ! ». Les secondes s’égrainent avec une lenteur terrifiante. Les aventuriers se regardent comme interdit. Que faire ?
Le cri du Paladin pour arrêter tout cela se croise avec le dernier ordre de tir de Pélévan, et la flèche de Cyric fuse tout droit vers le serviteur. Qui s’écroule, mort.

Faisant suite à quelques secondes de stupeur, les esprits s’échauffent très vite mais les personnages sont clairement en infériorité numérique. Que dire ? Que faire ?

Pélévan se réjouit de la situation et dit que justice a été rendu, puis demande à ce que chacun se calme. Il se rapproche de l’halfeling et lui tend les pièces, prétendument volées, que le serviteur portait sur lui. Calmement le halfeling accepte les pièces et reste très indifférent à la scène. La troupe se disperse ici.

Les aventuriers repartent dans le baraquement et c’est là que Fridolin et Noré dévoilent l’horrible vérité à leurs compagnons. L’homme était effectivement innocent et toute son histoire était vrai. Cela chauffe entre les héros, le paladin et le demi-orc se sentent trahis. Malgré cela il leur faut faire corps et cause commune car il ne sont pas encore sortis d’affaire.

Leur esprit sont partagés entre le fait d’aider les gens du château, clairement sous l’emprise du force maléfique et leur instinct de survie qui leur dit de fuir.

Torion et Tarzog décident donc d’aller discuter à nouveau avec Bergame qui semble plus raisonnable que Pélévan et mettre un terme à ces exactions. En sortant dans la cour, ils ne voient pas le chef des mercenaires mais une autre scène terrifiante.

Cyric a accroché le corps du serviteur à plusieurs cordes et est en train de le hisser tel un étendard sur les créneau d’une des murailles. Le sang du Paladin ne fait qu’un tour est il se dirige vers le bainite. Le ton monte rapidement, Cyric cherche délibérément le combat. Et celui-ci s’engage.

L’homme se bat à l’épée et semble être un combattant redoutable, il porte plusieurs coups meurtrier au paladin qui désire le mettre hors d’état de nuire plus que de le tuer. C’est à ce moment la que Tarzog le demi-orc entre dans la bataille.

Issu des terres du Vast, il est arrivé Marsember quelques années après la chute du royaume du Roldilar. Tarzog est un ancien marin habitué des bagarres d’auberge et aux empoignades musclés. Il s’est montré jusqu’ici particulièrement efficace au combat à la hache, mais son adversaire va vite comprendre que son domaine de prédilection est la lutte. En quelques mouvements il arrive a esquiver les coups d’épée de Cyric et le maîtrise en le plaquant au sol. Clef de bras et pied sur la mâchoire.

C’est à ce moment là que Bergame sort de l’aile des mercenaires et découvre la scène, rapidement il donne des ordres et les aventuriers se font encerclés par une rangée d’arbalétrier.s Les esprits se calme, une discussion s’engage. Nos héros ne peuvent supporter le traitement fait au corps du serviteur, de son côté Bergame ne semble tirer aucun plaisir à la situation et se montre très raisonné. Malgré cela, leurs actes doit être puni. L’ensemble des personnages est alors désarmés et conduit aux cachots.

L’entrée vers les cachots semble se faire par l’aile où réside les mercenaires sembians, et ils descendent dans les tréfonds du château. Une partie manufacturée laisse rapidement place à un complexe directement taillé dans la roche, l’humidité y est partout.

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Nos aventuriers sont conduits dans une large cellule, clairement le sous-sol du château semble beaucoup plus étendu que les quelques salles qu’ils ont traversé. Le moral n’est pas au beau fixe et l’ambiance au sein du groupe est morose. Le mensonge de l’halfeling et de l’elfe pèse énormément sur la cohésion du groupe. Puis les heures s’égrènent. Leur cellule ne comporte aucun mobilier, le sol est gelé et de l’eau ruisselle en goutte à goutte par endroit sur les murs. Il leur faudra dormir à même le sol.

Noré attire alors l’attention des personnages sur un bruit qu’elle entend, des coups de métallique sur la roche. Cela semble lointain et porté par l’écho.Le bruit est continu et régulier. Cela va durer plusieurs heures.

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Plusieurs heures s’écoulent donc. Combien ? Impossible de le dire. Jusqu’au moment où les personnages sont réveillés par une voix venant du couloir. Derrière la porte se dresse la jeune fille qui avait aidé le garde torturé par Cyric. Elle ne leur donne pas grande explication mais leur fait clairement que leur vie est en jeu, ils doivent fuir. Elle a réussi à sauver quelques éléments de leur matériel mais clairement tout n’y ait pas. Heureusement que nos aventuriers avait été juste désarmé et qu’ils n’avaient pas été contraint à ôter leur armure. Elle les presse de sortir de la prison et coupe cours à toute discussion. L’urgence est à leur sortie, pas à la parole.

Elle les guide alors au sein d’un tunnel qui fait suite aux prisons, ils avancent sur une bonne centaines de mettre avant d’arriver sur une large caverne naturelle. Entre le tunnel et la caverne, il découvre un chantier en cours, plusieurs pioches sont dispersé et du matériel d’excavation est présent. Derrière la paroi naturelle se dresse ce qui est un mur en pierre de taille. Qu’est ce donc ? La jeune fille presse les héros a continuer d’avancer. La fin de la grotte se termine par une large grille de plusieurs mètre de long et de haut, donnant sur un ruisseau peu profond. L’extérieur est à porté de leur main.

A l’ouvre la grille et les aventuriers s’y engouffrent. Avant de refermer derrière eux, elle les enjoint à ne jamais revenir ici car seule la mort les attends.

Avant de la quitter Torion presse la jeune fille a lui révéler au moins son nom. Elle hésite puis déclare :

« Moïraine, je m’appelle Moïraine »…

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Evrat

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