Marsember

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Marsember est la deuxième citée la plus peuplée du royaume. Certains diront que Marsembre se tenait là bien avant l’arrivée des Obarskyrs et de leur famille. Bien que plus petit le simple lieu-dit était déjà un repaire de ruffians et de contrebandier. La ville est maintenant bien plus grande mais ses habitants n’ont guère changé.

La ville est sale, boueuse et les entrelacs de bras de mer qui la composent ne fond qu’apporter leurs lots de vases et de limons à une ville déjà bien trop chargée de déchets. Il y fait froid et humide l’hiver, les étés sont chaud draguant des fonds marécageux des relents pestilentiels et ce qui n’est pas emporté par les tempêtes venues de la mer est rongé peu à peu par les rats et le sel.

C’est à se demander comment font ses habitants pour continuer à vivre ici. Mais demandez à beaucoup et d’aucun ne désirera quitter son lopin de terre pour rien au monde. Ce que les gens viennent chercher ici se résume assez vite, la liberté. Marsember a peut être l’odeur d’un cadavre au petit matin mais la ville, elle, grouille belle et bien de vie.

Marsember a gardé dans ses traditions l’indépendance farouche des marins, pourquoi s’échiner à maintenir une ville à flot alors que la moitié de sa population peut prendre la mer du jour au lendemain. La citée a été construite sur un amoncellement de fonds sablonneux et d’îlots éparses et pour la plus part inhabités. Seul la Tour du Roi, un des rares bâtiment de pierre s’élève sur le promontoire rocheux surplombant la ville.

Pendant des siècles la ville a été plus ou moins ignoré par le royaume et ses rois successifs, Marsember la Brumeuse, avait beaucoup trop mauvaise réputation. Le Cormyr s’en servait pour ce qu’elle était, un port secondaire plus accoutumé aux beuveries de fond de tavernes qu’un véritable port de commerce. Les habitants du Cormyr eux même évitaient la ville, pendant longtemps la ville a eu la réputation de charrier toutes les maladies et les malheurs du monde.

Pour ne rien arranger aux choses il faut dire que cette réputation n’était pas usurpée. A cause de ses canaux mal entretenus et boueux et de ses voyageurs issus des quatre coins du monde, Marsember est à l’origine de trois grandes pestes ayant ravagées le pays. La ville elle même a été abandonné à plusieurs reprises mais toujours des colons sont revenus s’installer sur les bords de ses eaux saumâtres comme des mouches sur le cul d’une vache.

Pour ne rien arranger à ce tableau la citée attire également tous les pirates, ruffians et autres contrebandiers venus pour commercer ou se cacher. Des rumeurs parlent également de créatures remontant les eaux noires de ses canaux la nuit venue, de morts inexpliquées et d’encore plus sombres choses.

Les choses auraient pu restées ainsi si la Couronne du Cormyr n’eut pas eu besoin de la ville à des fins plus stratégiques. Il y a un peu plus d’une cinquantaine d’années la marine cormyrienne a été révolutionné par de nouveaux navires, à la charpente plus large et aux voilures plus imposantes. Pendant longtemps le commerce naval se limitait à un cabotage sur les eaux du Lac des Dragons, mais depuis ces dernières innovations celui-ci s’est intensifié attirant des bateaux et des marchandises d’encore plus loin, comme la lointaine et exotique Mulhorande ou de la toute nouvelle Confédération d’Alamber. Au fur et à mesure des années les capacités du port de Suzail ont atteint leurs limites et d’autres solutions devaient être trouvées.

La réponse a été toute trouvé et les regards de la noblesse se sont tournés vers Marsember la Brumeuse. Depuis maintenant une vingtaine d’années la ville est un chantier permanent ce qui n’arrange en rien à son caractère chaotique. Les bâtiments de la Tour du Roi ont été remis en état et agrandit, des travaux ont été fait pour dessabler le port et un semblant de bourgeoisie a commencé à émerger avec le commerce florissant pour s’installer sur les hauteurs dégager de la ville. Des rumeurs commencent à circuler sur un projet pour restaurer les lagunes et les canaux vétustes et remplacer les pontons de bois par des passerelles de pierre bien plus solide et renforcer les fondations grâce au carrière non loin. Marsember la Brumeuse perd peu à peu sa mauvais réputation et certains commencent même l’appeler « la Citée des Épices ».

Une autre des nouveautés apportées par la couronne est l’introduction des chats dans la citée, pour contrer les nuées de rongeurs et de parasites en ville, des centaines de chat ont été apportés en ville et ceux-ci sont protégés et aucun mal ne doit leur être fait. C’est l’ancien Mage Royal, Amedahast, qui décida d’amener les chats en ville en 629DR pour lutter contre les foyers d’épidémie. Il est vrai que depuis l’introduction des chats en ville aucune nouvelle épidémie n’est à déplorer et les habitants se sont peu à peu habitués à ces nouveaux invités.

Pendant longtemps Marsember a été sous la juridiction de la famille Aurubaen, une famille aussi vielle que Marsember elle même. Mais depuis quelques temps et les travaux naissant leur autorité est quelque peu mis à mal par la famille Truesilver, cousin du roi, venu pour s’assurer de la bonne tenue des investissements fait en ville par la couronne. La sécurité en ville est assurée par un guet local assez peu formel plus habitué à fermer les yeux contre quelques pièces bien placées qu’à faire régner l’ordre. Depuis l’arrivée des Truesilver en ville des dents commencent un peu à grincer car ceux-ci sont également arrivés avec une compagnie de « Dragons Pourpres », la garde royale, pour réinstaurer l’autorité du roi en ville. Un climat de tension s’est installé peu à peu en ville et des conflits entre les anciens famille en place et les nouvelles envoyées pour le roi.

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  • Quartier de la Tour

Ce quartier tient son nom de la citadelle bâtie autour de la Tour du Roi. C’est le quartier administratif, celui des riches et des nantis, mais aussi celui de la garnison, avec ses casernes et ses écuries. Ici les rues sont pavées et les canaux sont étroits, mais seulement parce que les maisons sont plus grandes, mieux bâties, sur plusieurs étages, et le plus souvent en pierre. Entre les hôtels particuliers et les maisons patriciennes, on trouve quelques gîtes pour voyageurs fortunés, quelques boutiques de luxe et un théâtre. La bourgeoisie et la noblesse de la ville se promènent autour de la citadelle, paradant en belles tenues, colportant les petites intrigues qui font le propre d’une grande ville de province.

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  • Quartier Commerçant

Entre les étals des tisserands, des maroquiniers, des armuriers, des maraîchers et des ébénistes, on avance lentement dans ces rues animées et peuplées. C’est un quartier agréable, car il est propre, on dit même – pour le railler – qu’il est parfumé. Les rues sont plus larges, bien pavées, et régulièrement lavées à grande eau grâce à un ingénieux système de canalisations. Les maisons ont souvent deux, voire trois étages, construites en colombage, peintes avec des couleurs vives qui donnent le tournis. On y vend de tout, parfois à bon prix, souvent un peu cher. Au printemps se tient le festival, au cours duquel tous les vendeurs soldent leurs marchandises. C’est une époque de fièvre et de liesses et si l’on prend son temps, l’occasion unique de faire de bonnes affaires.

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  • Vieux Quartier

On ne fait pas un pas sans tomber sur une échoppe. On y trouve des ateliers de tout, on y fabrique de tout, on y serpente entre les enseignes. Ici un forgeron, là un charron, plus loin un tonnelier, à côté d’un fourreur, et ainsi de suite au fil des rues qui ont toute des noms de métier. Les corporations de métier y sont très puissantes. On y croise une foule d’ouvriers et leurs maîtres d’œuvre en tenue de labeur. A part les artisans, on trouve d’autres habitants, pour la plupart des employés de ville et des domestiques qui vivent ici, un peu mieux que dans les bas quartiers.

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  • (Vu sur le Temple de Lathander et la Cathédrale d’Ilmater]

Marsember

Les Royaumes Oubliés - Une vision du passé Evrat